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jeudi 20 novembre 2014

Résumer de livre: What Works on Wall Street

 
What Works On Wall Street: The Classic Guide to the Best-Performing Investment Strategies of All Time.

Cet article participe à l’événement inter-blog “Le meilleur livre sur la bourse” organisé par Ben du blog BourseEnsemble.com.

Le livre de James O'Shaughnessy n’a, hélas, pas été traduit en Français, comme c’est souvent le cas pour beaucoup de livres sur l’investissement.

La traduction en Français du titre serait :
"Ce qui marche à Wall Street: Le Guide Classique des stratégies de placement les plus performantes de tous les temps."

Le bestseller de James O'Shaughnessy en est à sa 4e édition 2011, la première édition est sortie en 1997.
C’est un ouvrage de référence pour l’investisseur à long terme et l’investisseur quantitatif.

L’investisseur semble condamné à l’échec en favorisant les investissements qui ont eu une bonne performance dans un passé récent et en évitant ce qui a bien performé il y a plus de 3 à 5 ans.
Le but de ce livre est d’éviter à l’investisseur ce genre d’erreur.

C’est uniquement sur de longues périodes que se révèlent les bonnes stratégies de longs termes.
Les meilleures stratégies à long terme donneront les meilleurs résultats dans les 10 ou 20 prochaines années.

Le livre permet au lecteur d’accéder à des études à le long terme sur les stratégies les plus efficaces en bourse. 
Pour effectuer ces études, James O'Shaughnessy utilise des portefeuilles construit chaque mois et rebalancé au bout de 12 mois.

Toutes les stratégies ont des cycles de performance durant lesquelles elles sur- ou sous-performent leurs indices de référence respectifs. 
La clé de la performance exceptionnelle à long terme est de trouver une stratégies qui a la fréquence de réussite la plus élevée et de coller à cette stratégie, même quand d'autres stratégies avec d'autres critères sont plus performantes ".

Une règle à toute épreuve sur les marchés boursiers, c’est le retour à la moyenne ce qui est aussi valable pour les stratégies.

Notre irrationalité nous fait percevoir de la performance là où il n’y en a pas. Nous devons donc trouver une stratégie qui élimine toute subjectivité, des stratégies systématiques et prouvées empiriquement.

La sagesse est de réaliser à quel point nous sommes imprudents.

Dans son livre OS examine systématiquement différente stratégie, la capitalisation boursière, le cours sur vente, sur le bénéfice, sur la valeur comptable, sur les flux de trésorerie, le BAIIA sur la valeur d'entreprise, le rendement du dividende, le rachat d’action, le rendement pour l’actionnaire, la croissance du bénéfice par action la marge bénéficiaire, le rendement des capitaux propres, et la force relative des cours (momentum). Il examine également des ratios composites constitués de plusieurs facteurs.

L’utilisation de modèles multifactorielle améliore les performances.

Celui qui se concentre sur les valeurs populaires et les plus chères aura les moins bonnes performances, celui qui se concentre sur les valeurs les moins chères aura les meilleures performances.

Les stratégies qui ont fourni les meilleurs rendements à long terme, ce sont les stratégies composites, car ce sont les plus cohérentes.

Les meilleures stratégies offrent également les meilleures performances avec les petites capitalisations, cependant, même les meilleures stratégies peuvent régresser de 50 pour cent ou plus ...

L'un des meilleurs moyens d'utiliser la dynamique des cours est de la marier avec une contrainte valeur.
Six mois appréciation des cours est un filtre dynamique plus efficace que 12 mois.

L’ajout du critère d’appréciation du cours supérieur à la moyenne (momentum) sur 3 mois et 6 mois apporte un surcroît limité de rendement.

Unir le meilleur de la croissance du cours et de la valeur est l'un des thèmes récurrents des recherches d’OS. Cela permet de lisser une stratégie momentum avec le meilleur des stratégies valeur.

Chacune des dix stratégies les plus performantes comprend des critères momentum ; ils sont toujours liés à un autre facteur, généralement celui qui exige des actions peu valorisées en terme de cours par rapport aux ventes, aux bénéfices, à la valeur comptable, ou à une combinaison de facteurs ‘valeur’

Ce qui fonctionne à ‘Wall Street’ donne d’aussi bons résultats sur les autres bourses, mais également sur des secteurs particuliers, notons toutefois qu’il faut exclure le secteur financier et le secteur des
services aux collectivités (Utilities).

En résumé:

les investisseurs vont trouver dans ‘ce qui fonctionne à Wall Street’, une recherche systématique sur les performances historiques à long terme d'un grand nombre de portefeuilles d'actions américaines formées sur la base d’indicateurs simples et composites, convergeant en quelques stratégies ‘valeur momentum’.

Chaque participant présente son meilleur livre sur la bourse.


5 commentaires:

  1. Salut Patrick et merci pour ta participation à l’événement inter-blog!

    Énormément de perles anglo-saxonnes n’ont jamais été traduites en français, c’est regrettable! Heureusement on est là pour en faire partager la substantifique moelle et pour les mettre en avant ;-) Les quelques ouvrages qui sont traduits coûtent généralement une petite fortune comparée au livre d’origine…

    Je ne connais pas bien l’approche de James O’Shaughnessy et je te remercie pour nous la faire découvrir ;-) Elle semble se rapprocher sur certains point de celle de William O’Neil avec une approche composite alliant analyse fondamentale et technique (pas d’analyse graphique apparemment). Elles divergent nettement néanmoins sur le concept suivant que tu soulèves: “Celui qui se concentre sur les valeurs populaires et les plus chères aura les moins bonnes performances, celui qui se concentre sur les valeurs les moins chères aura les meilleures performances.” L’approche d’O’Neil est plutôt d’acheter ce qui est cher et de revendre encore plus cher, et non pas d’acheter pas cher pour revendre cher. Sur ce point, j’ai beaucoup plus d’affinité avec O’Neil ;-)

    Un drawdown de 50% comme mentionné par JO est énorme et très dangereux car il est particulièrement difficile de se relever après une telle perte!

    Ben

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  2. Bonjour Ben,

    Merci pour ton commentaire et pour l'organisation de l’événement.
    .
    Le point commun entre O’Neil et O’Shaughnessy, pour tous les 2 une valeur déjà en croissance continuera à croître.

    O’Neil ne s'occupe que de la croissance et pour lui peu importe que l'action soit chère ou bon marché.

    O’Shaughnessy regarde d'abord si une valeur est bon marché en utilisant les critères habituels de l'investissement dans la valeur, mais il ajoute une exigence que le cours soit déjà en croissance, ce qui permet d'éviter les 'value trap'.

    Autre différence O’Shaughnessy à une vision à plus long terme qu'O’Neil. Le portefeuille O’Neil est plus concentré, pour O’Shaughnessy un portefeuille doit-être composé de plus de 20 valeurs.

    Patrick.

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  3. Excellent article Patrick!

    J'ai lu quelques bouquins sur James O'Shaughnessy il y a quelque années maintenant. J'y avait découvert beaucoup de renseignements intéressant pour forger ma méthode d'investissement.

    Définitivement un incontournable pour quiconque veut se lancer comme investisseur autonome.

    Martin

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  4. Salut Patrick,
    Je trouve qu'il y a un point intéressant qui ressort de l'affirmation d'O'Shaughnessy : la règle de base du retour à la moyenne, valable aussi pour les stratégies. Cela montre qu'une des compétences primordiales d'un bon trader / investisseur est d'identifier dans quelle phase de marché on se trouve, et de changer de stratégie en fonction. Il faut avoir une petite panoplie de stratégies à appliquer en fonction des conditions, sous peine de voir son portefeuille ... osciller autour de zéro de performance. Gaël

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    Réponses
    1. Bonjour Gaël,

      Très juste, parfois le retour à la moyenne peut prendre des années, les bourses européennes ne sont toujours pas revenues à leur valeur d'avant la crise.

      Dans un marché ascendant, descendant ou latéral, nous pouvons adapter notre stratégie, mais une stratégie de long terme appliquée sur de longues périodes donne souvent le meilleur résultat, même si ce n'est pas le cas chaque année.
      Il est souvent difficile de prévoir quelle stratégie donnera les meilleurs résultats l'année suivante.

      Patrick.

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