Rechercher dans ce blog

mardi 19 novembre 2019

Mithra, l'Esterol révolutionne la santé féminine

Mithra coté à la bourse de Bruxelles  (MITRA)  est actif dans la santé féminine et propose des solutions innovantes  basées sur l'Estrol en matière de contraception et de ménopause.

Historique


  • 1999 création de Mithra un spin-off de l'université de Liège par François Fornieri et le Prof. Dr. Jean-Michel Foidart.
  • 2004 Lancement commercial par Mithra Pharmaceuticals en Belgique de l’une des premières pilules contraceptives génériques au monde
  • 2007 Résultats positifs pour la Phase I de Donesta® (Estetrol)
  • 2015 Introduction en Bourse sur Euronext Brussels (MITRA)
  • 2016 Marc Coucke nommé président du conseil d’administration de Mithra
  • 2018 Première autorisation de mise sur le marché de Myring en Europe (Royaume-Uni).Fin de l’étude de Phase 3 E4Freedom pour Estelle (Eu/Russia – US/Canada).


l’Estetrol

La molécule Estetrol (E4), est un œstrogène naturel produit par le fœtus pendant la grossesse,  sur le quelle  se base Mithra pour développer ses nouveaux produits pour la contraception et la ménopause. L'Estetrol n'a pas d'impact sur le foie, ni sur le cancer du sein ni sur le risque de thrombose contrairement aux produits actuellement sur le marché.

L'Estetrol  est produit à partir du soja à travers une série d'opérations chimiques et qui à l'avenir pourrait être produit au moyen de bactéries.

  • Dans un an la pilule contraceptive de 5e génération Estelle sera mise sur le marché, les études cliniques arrivent à leurs termes. La crainte d'un cancer du sein est la raison pour laquelle un grand nombre de femmes ne prennent pas la pilule, cette crainte est éliminée avec l'Estelle. C'est un marché de 22 milliards et l'Estelle devrait être un Blockbuster (médicament ayant un revenu de plus d'un milliard). Mithra a signé des accords de commercialisation dans les différentes grandes zones géographiques. C'est un médicament révolutionnaire, il n'y avait plus eu d'innovation importante dans ce domaine depuis 80 ans. L'Estelle® au Japon obtient un brevet supplémentaire pour l’indication dysménorrhée, un marché quatre fois supérieur au marché de la contraception.
  • En 2023 le Donesta, un traitement hormonal de la ménopause devrait être mis sur le marché, les études cliniques de phase III viennent de commencer; les tests seront menés simultanément en Europe, en Russie, en Amérique latine et aux États-Unis. On devrait en connaître les résultats dans deux ans. Moins de 10% des femmes prennent actuellement un traitement contre la ménopause, en raison de la crainte d'un cancer du sein. Ce marché de 12 milliards pourrait doubler voir tripler et faire du Donesta un nouveau Blockbuster.
  • Le PeriNesta est le premier traitement oral complet pour la périménopause et est également un Blockbuster potentiel, mis sur le marché au plus tôt en 2023.

Mithra se concentre actuellement sur ces 3 produits produits à base d’Estetrol à un stade de développement avancé, ultérieurement et grâce à sa base de brevets, il pourrait développer d'autres produits.

Les revenus générés actuellement par le Myring (anneau vaginal) devraient augmenter, les capacités de production sont revues à la hausse.

Après l'annonce de son partenariat avec la société pharmaceutique Mayne Pharma spécialiste de la santé féminine, le cours de l'action à chuter, car un des 5 analystes qui suit l'action à émis un avis négatif, car il pensait que Mithra allait faire un partenariat avec un grand nom de la pharma, Mithra à plutôt choisi un spécialiste de son domaine. Mithra a pris une participation de 9,6% dans  Mayne Pharma  ainsi qu'un poste au conseil d'administration et des postes dans le comité stratégique, ainsi, Fornieri est sûre que la commercialisation se passera bien, ce qui n'aurait pas été le cas avec une grosse pharma.

Résultats 2e semestre 2019


Forte croissance du chiffre d'affaires des activités poursuivies (+ 191 %) et premier semestre record au niveau de l’EBITDA, progression (+78%) de -11,5 MEUR à - 2,5 MEUR,  depuis l'entrée en Bourse.

 Trésorerie solide de 77,5 millions d'euros, permet de nouveaux développements en R & D

Grâce à une trésorerie solide, à un portefeuille de contrats avec des paiements d’étape qui produiront des revenus à court terme et à notre activité d'octroi de licences très prometteuse, Mithra est en mesure de financer ses études et de terminer le développement des programmes ménopause.

François Fornieri rappelle qu'il est normal qu'une biotech brule du cash. "nous sommes passés de 11 millions d'euros de cash burn au premier trimestre 2018 à 2,5 millions au premier trimestre 2019. Le chiffre d'affaires a augmenté de 190% et l'EBITDA de 78% sur cette période".

Avenir


Mithra devrait atteindre l'équilibre financier l'année prochaine.

Le CEO de Mithra déclare "Je suis un business man. Je suis prêt à écouter toutes les propositions. Notre chiffre d'affaires devrait exploser. À ce moment-là, on verra si l'on peut faire des alliances, valoriser, ou rester là. Mon avis personnel, c'est que la meilleure chose serait que je puisse rester encore. Mais je n'ai pas d'a priori. Quand je serai face à des choix, je ferai le meilleur pour mes actionnaires et mes partenaires qui ont des actions", explique-t-il. "Avec Marc Coucke et Noshaq, nous détenons 65% des parts de Mithra. À chaque augmentation de capital, les gros actionnaires participent pour ne pas être dilués. C'est une preuve qu'on y croit encore très fort".

Fornieri a déjà déclaré que Mithra pourrait être un nouveau Bayer qui rappelons le a commencé avec l'aspirine.

Il a également déjà déclaré que Mithra pourrait valoir 2 milliards, sa capitalisation actuelle est de 1,03 milliards et sa valeur d'entreprise est de 1,22 milliard. Il a aussi dit qu'a 3 milliards il ne vendrait pas. Il y a donc une belle marge.

Sur les 5 dernières années, le chiffre d'affaires a augmenté de +26,8% par an en moyenne, le ratio courant est de 3 et la société devrait être en bénéfice en 2020. Fornieri a également déclaré que quand la société sera bénéficiaire il en retournera une part aux actionnaires.


2020 devrait être une année clé pour Mithra avec l'autorisation de la mise sur le marché de son contraceptif révolutionnaire l'Estelle®.

dimanche 17 novembre 2019

Finance Avenue 2019

Bonne année boursière, la plupart des bourses dépassent les 25%, nous partions évidement de très bas puisque l'année passée les bourses étaient en négatif, et si nous regardons sur le plus long terme les bourses européennes sont au même niveau qu'en 2015 hors dividendes.

L'année est rythmée par la guerre économique de Trump, vis-à-vis de la Chine, mais pas seulement, ce qui nous a coûté près de 1% du PIB mondial. Nous avons vu l'Allemagne connaitre une récession technique avec -0,1%, au dernier trimestre elle est sortie de cette récession avec +0,1% ce qui nous fait un PIB annuel de 0,4%. C'est principalement l'industrie qui est touchée, plus que les services par le ralentissement, le report des investissements, la diminution des commandes. Ce'n’est pas seulement en Europe l'Allemagne qui est touchée, mais toute l'Europe du Nord, en Suède le taux de chômage est revenu à celui de 2015, d'autres économies industrielles sont touchées tel que le Japon.
La Chine n'a plus selon les chiffres officiels qu'une croissance de 6%, sans doute moins en réalité, rappelons-nous que la Chine veut devenir la première économie mondiale pour le centième anniversaire de la révolution en 2049, mais est-ce possible dans une dictature? Tous les pays développés sont des démocraties.

La politique économique mondiale est désormais déterminée à Washington et à Pékin.

La banque centrale américaine après avoir rehaussé ses taux et diminué son bilan à rabaissé ses taux et à repris sa politique d'assouplissement quantitatif, Trump pour cela à exercé de forte pression sur Powel, les États-Unis garde une croissance certes moindre, mais toujours de 2%.

L'Europe qui connait un ralentissement plus sévère, la croissance et l'inflation sont en dessous d'1%, a dû à nouveau baissé ses taux de -04% à -0,5% et reprendre sa politique d'assouplissement quantitatif, c.-à-d. refaire marché la planche à billets.

Les taux très bas permettent aux entreprises de racheter leurs actions et ainsi de faire revenir de l'argent vers l'actionnaire.

2020 sera une année de croissance molle, les États-Unis ne devraient pas connaitre de récession, mais il est possible que l'Europe connaisse une récession technique. 2020 est une année électorale aux États-Unis. Un des thèmes de campagne de Trump sera sa guerre économique, il y a aussi son 'impeachment'. Espérons qu'il ne soit pas réélu et que l'économie puisse reprendre son cours normal.

En 2020 il est possible que la croissance boursière perdure, mais à un rythme moindre que cette année.

Biotech


Seulement 3 biotechs Galapagos, Argenx et Mithra affichent à la bourse de Bruxelles une progression par rapport à leur cours d'introduction, les deux premières font partie du BEL20, ces 3 sociétés représentent 95% de la capitalisation boursière des biotechs.
La capitalisation des 13 Biotechs cotées à bruxelles dépasse les 17 milliards, seules 5 entreprises ont eu une performance positive.


  • Galapagos à signer un accord important avec Gilead et dispose d'un pipeline abondant et de plus de 5,6 milliards de cashs.
  • Argenx a signé un accord de développement  avec AbbVie et dispose d'un pipeline fourni.
  • Mithra a signé des accords de commercialisation pour l'Estelle dans l'ensemble des grandes zones géographiques notamment avec Mayne Pharma pour l'Amérique du Nord, dans laquelle Mithra a pris une participation de 9% . En Europe le lancement est prévu en 2020 ce qui devrait lui permettre de devenir rentable.

Meilleures actions technologiques pour les 5 années à venir


Sont citées Facebook, Alphabet, Nvidia, ASML, EVS, Intel, Microsoft, Samsung, Saleforces, Adobe, MasterCard, Visa et plus globalement la 5G et les semi-conducteurs, ainsi que Alibaba en chine. Privilégier les valeurs ayant des revenus récurrents et de bonnes barrières à l'entrée.

Stratégistes


Les taux au planché ont favorisé l'immobilier et le retour de TINA (There Is No Alternative) l'argent revient vers les actions, car les placements en obligations ne rapportent plus rien.

En Europe les financières vont continuer leurs consolidations.

Les rachats d'actions deviennent de plus en plus importants surtout aux USA

Les marchés d'actions ont battu à plusieurs reprises leurs propres records


  • Arnaud Delaunay: Danone, Royal Dutch, Siemens, Microsoft, Berkshire Hathaway.
  • Michel Ernst: Euronav, AB Inbev, Mithra, Alibaba, Tencent.
  • Vincent Juvyns: USA et Chine, technologiques, bancaires américaines, les assurances chinoises telles que Ping An, les bancaires Indiennes et le rachat d'actions.
  • Youri Huygens: Socfinasia, Wereldhave NL, Eurazeo, Argenx, Ontex
  • Tom Simonts: Tencent (via Prosus à Amsterdam), Résilux
  • Laurence De Munter: CK Hutchison, Trainline.


En résumé après une bonne année 2019, 2020 devrait connaitre une croissance molle et une croissance boursière modérée.

dimanche 10 novembre 2019

Exmar, cela gaze toujours

Exmar NV  coté à la bourse de Bruxelles (EXM -BE0003808251) depuis 2003 est une société belge active dans l'exploitation et la propriété de transporteurs de gaz naturel liquéfié (GNL) et de gaz de pétrole liquéfié (GPL).
Les activités de la Société sont structurées en quatre secteurs d'activité : GPL, GNL, Offshore et Services.

  • Le secteur du GPL comprend le transport de gaz de pétrole liquéfié, d'ammoniac et d'autres gaz pétrochimiques par l'intermédiaire du parc de méthanier de taille  moyenne et très grande  (VLGC) et de navires pressurisés. 
  • Le secteur GNL comprend le transport de gaz naturel liquéfié. 
  • Le segment Offshore comprend les activités de l'industrie offshore à travers la fourniture de services et la location d'équipements. 
  • Le secteur Services comprend les services de soutien spécialisés à l'industrie pétrolière et gazière, comme les services de gestion de navires et une agence de voyages. 
  • De plus, la Société fournit des solutions logistiques industrielles maritimes et énergétiques pour le transport, la regazéification et la liquéfaction dans l'industrie pétrolière et gazière.

Historique


  • En 1829, Bernard Boel construit la première quille de l'entreprise et fonde un chantier de construction navale pour petits bateaux fluviaux en bois de 50 à 80 tonnes.
  • Après sa mort en 1872, fils, Jozef Boel, pour reprend le chantier. Sous sa direction, le chantier devint plus commercial, et s'agrandit. En 1890 constructions de son premier hangar. Les commandes se sont multipliées, les tonnages ont augmenté, les techniques de construction se développent et le nombre d'employés a augmenté.
  • En 1904, les fils de Jozef Boel, César et Frans Boel, reprennent l'entreprise sous le nom de Gebroeders Boel (Frères Boel).
  • L'année 1911 représente un jalon important pour l'entreprise. Le "GRAAF DE SMET-DE SMET-DE NAYER", d'une longueur de 112 mètres, a été construit avec tonnage exceptionnellement élevé pour cette période. C'était le plus grand bateau de navigation intérieure d'Europe à l'époque. Le nombre total d'employés est passé de 200 en 1914 à 680 en 1930.
  • L'esprit d'entreprise de Frans Boel a permis au chantier naval de connaître un succès sans précédent, avec plus de 950 commandes entre 1904 et 1943.
  • Georges Van Damme, gendre de Frans Boel, a repris la direction du chantier naval en 1943, et a ouvert la voie à la période la plus faste de l'histoire de Boelwerf. Grâce à des investissements continus dans l'infrastructure, le chantier naval a construit 27 navires pour la Russie et a construit un angle de berge pouvant accueillir des navires de 20 000 tonnes, puis jusqu'à 90 000 tonnes. La holding s'est développée dans l'armement, les travaux industriels et la démolition navale. 
  • Dans les années 1970, Boelwerf à Temse remporte le contrat de construction du méthanier METHANIA de 131 580 m3, construit et livré à EXMAR en 1978. Il était à l'époque le plus grand méthanier du monde . Une cale sèche a également été ajoutée aux installations existantes.
  • Philippe Saverys, gendre de Georges Van Damme, prend la direction du chantier en 1981. EXMAR est entrée dans le secteur du gaz cette année-là avec la construction de son premier transporteur de gaz GPL CORAL TEMSE (7 300 m3) à Boelwerf , la flotte s'agrandit rapidement.
  • Les années 80 ont vu l'émergence de la flotte GPL d'EXMAR qui est également entré dans le segment des transporteurs modernes d'éthylène/gaz chimiques.
  • Dans les années 1990 et le nouveau millénaire - EXMAR développe sa flotte et se diversifie dans les activités GNL et Offshore.
  • En 1991, EXMAR a repris l'exploitation et la gestion de la société METHANIA, propriété de Distrigas, ainsi que l'acquisition de Zapata Offshore aux États-Unis avec ses 15 plates-formes de forage offshore, pénétrant ainsi le monde du GNL et de l'Offshore.
  • En 1992, Exmar fait partie à 100 % de CMB. Elle développe ses activités et
  • se spécialise de plus en plus dans le transport mondial de GNL et gaz naturel liquéfié (GPL).
  • En juin 2003, EXMAR SA est créé, suite à l'annonce de la scission partielle de CMB SA en CMB SA et EXMAR SA, dans le cadre de laquelle toutes les activités gazières et offshore ont été transférées à EXMAR, laissant les activités vrac sec et pétrole brut à CMB., ses actions sont cotées à la bourse de bruxelles. Nicolas Saverys est nommé Directeur Général. Notons que sa cousine Euronav est aussi issue d'une scission de CMB.
  • Fin 2017 EXMAR a conclu un accord pour 2 Very Large Gas Carriers (VLGC) de 80 200 m³ de gaz respectueux de l'environnement pour transporter du GPL de manière durable, un engagement à long terme. La construction sera effectuée par Hanjin Heavy Industries & Construction à Subic Bay (Philippines). Les deux navires doivent être livrés d'ici 2021 et seront conformes aux réglementations les plus strictes en matière d'émissions de NOx et de SOx puisque le moteur principal à installer fonctionnera au GPL. 
  •  En 2018 EXMAR participe à la conception conjointe d'un GNL/C innovant, sans ballast  de 30.000 m³ avec Dalian Shipbuilding Industry Corporation et nos partenaires de long terme Lloyd's Register et GTT (qui fait partie du portefeuille).


Le TANGO FLNG, son usine flottante stationnée à Bahia Blanca en Argentine  produisant du GNL,  a commencé ses activités le 9 septembre et produit à pleine capacité. Exmar devrait pouvoir refinancé le TANGO LNG au début 2020, ce qui lui fournirait 60 millions ce cash flow libre.

Une partie de ce montant pourrait être distribué aux actionnaires soit par rachat d'action ou par le paiement d'un dividende, rappelons que depuis 3 ans il n'y avait plus eu de dividende.

Exmar  a reçu la confirmation verbale de Sinocure, société chinoise garantissant les crédits à l'exportation pour son FSRU, son unité flottante de regazéification, qu'il libérerait 40 millions d'ici la fin de l'année.

Actionnaires:


  • Saverex nv famille Saverys 44,28%
  • Cobas Asset Management  5%
  • Exmar 3,65%

Flotte

  • 31 navires 2 VLGC sont en constructions.
  • 1 barge FSRU 
  • 1 barge FLNG
  • 2  barges d'hébergement en joint venture


Troisième trimestre 2019


  • Les revenus ont augmenté à 95,3 millions contre 79,4 un an plus tôt
  • Le tarif journalier d'un VLCC a augmenté à 26 386$ contre $11 192 l'année passée.
  • Le bénéfice d'exploitation est de 5,5 millions, les flux de trésoreries d'exploitations se sont élevés à 19,4 millions.
  • La perte est de $9,3 millions contre 16,4 un an plus tôt.
  • Le CA de la division GPL s'élevait à 4,1 millions de dollars, contre 1 million de dollars en 2018.
  • La vigueur des marchés du  GPL s'est maintenue au troisième trimestre, les VLGC avec des revenus de plus de  1,8 million de dollars par mois sur le marché spot, grâce à des exportations américaines en forte augmentation, associées à des voyages long-courriers vers l'Extrême-Orient.
  • Pour les navires méthaniers, l'Ebit était de 1,2 million de dollars, contre une perte de 9,4 millions de dollars l'année précédente.
Avec un PER prévisionnelle de 9.58 et un PEG de 0.25, l'entreprise n'est pas chère, sa croissance future n'est pas encore dans le cours, ce qui est confirmé par son PB de 0.73. Avec un PB de 1, Exmar devrait coter 7€ et un PB de 1 reste modéré, avec un PB de 1,5 la valeur dépasserait 10€.
L'endettement net est de 78,7% ce qui n'est pas excessif , le ratio courant est de 1.16.

Perspectives


Avec l'entrée en vigueur prochaine des règles de l'IMO 2020, la différence de performance entre notre flotte moderne et la moyenne des navires de taille moyenne augmente et permettra à Exmar d'obtenir une prime pour ces navires. La couverture pour 2020 est déjà de 56 %.

Les résultats du 4T et du 1T 2020 seront supérieurs à celui du 3T. En 2020 l'entreprise sera à nouveau en bénéfice. L'offre restera faible pendant encore quelques années ce qui maintiendra le prix du fret à un niveau élevé.


La demande croissante de transport maritime de gaz et la pénurie de méthaniers impliquent une hausse des prix du transport, les revenus et bénéfices d’Exmar croîtront d’autant plus que sa flotte s’agrandit.











jeudi 7 novembre 2019

Euronav navigue en tête en faisant le choix du carburant à basse teneur en soufre

Euronav (EURN) sis à Anvers est le plus grand exploitant indépendant de pétroliers.
EURN est coté à Bruxelles et à New York, les deux places financières sont considérées comme principales.

Le transport maritime est à l’aube d’une révolution : IMO2020

Historique 

  • Euronav est issu de l’European Navigation Company Ltd reprise par la Compagnie Nationale de Navigation (CNN) filiale du groupe Worms.
  • En 1995 la joint-venture Euronav est créée entre CNN et la Compagnie Maritime Belge (CMB) et reprend les actifs de l’European Navigation Company.
  • En 1997 CMB, fondée en 1895, reprend CNN et Euronav devient la division pétrolière de CMB.
  • Euronav est coté en bourse depuis le 1er décembre 2004, les actionnaires de CMB reçoivent des actions Euronav
  • En janvier 2014 EURN acquiert 15 VLCC auprès de Maersk Tankers.
  • En janvier 2015 Euronav est côtée à la bourse de New York
  • En juin 2018, Euronav absorbe l'américain Gener8 Maritime. Les actionnaires de Gener8 reçoivent 0,7272 action Euronav par action, soit 28% d'Euronav. Euronav devient la plus grande compagnie maritime indépendante de transport de pétrole brut du monde.
Euronav et ses prédécesseurs, ont  acquis leur expérience dans le transport de pétrole brut, dès avant la Seconde Guerre mondiale.

Depuis sa fusion avec Gener8, réalisée à un excellent moment, été 2018, Euronav est devenu le plus important exploitant mondial indépendant de pétroliers, sa part de marché est de 6%, 75% de sa flotte est constitué de 43 VLCC, en outre il possède aussi 25 Suezmax.

Actionnaires


Actionnaires
Actions
Pourcentage
Châteauban SA*
18,462,007
8.391 %
Saverco NV**
15,335,000
6.97 %
Euronav (treasury shares)
4,946,216
2.248 %
Autres
181,281,490
82.391 %
Total
220,024,713
100 %
·         *Châteauban SA, une société holding faisant partie du groupe CLdN-Cobelfret société basé à Luxembourg spécialisé dans le transport de fret maritime, appartient à la famille Cigrang proche des saverys
·         **Saverco NV: représente la famille Saverys actionnaire historique de la CMB. 

Les dirigeants

Nom Titre
Hugo De Stoop CEO - Chief Executive Officer and Interim CFO
Alex Staring COO - Chief Operating Officer
Egied Verbeeck GC - General Counsel
Brian Gallagher IRC - Head of Investor Relations and Communications
Stamatis Bourboulis GM - General Manager, Euronav Ship Management (Hellas) Ltd. (ESMH)

Notons que les chiffres du 3T seront rapidement dépassé par la nette augmentation du prix du fret généré par l’entrée en vigueur de l’ IMO2020.

Rapport du 3è trimestre 2019






(in thousands of USD)

First
Semester


Third quarter


Year-to-


Year-to-
2019

2019
Date 2019
Date 2018

Revenue

401,936

175,287
577,223
363,917

Other operating income

3,160

1,406
4,579
3,538

Voyage expenses and commissions

(74,501)

(35,300)
(109,801)
(96,924)

Vessel operating expenses

(107,375)

(50,949)
(158,324)
(131,980)

Charter hire expenses


(23,270)

General and administrative expenses

(36,376)

(14,972)
(51,348)
(50,255)

Net gain (loss) on disposal of tangible assets

381

14,419
14,787
19,102

Depreciation

(168,541)

(84,603)
(253,144)
(192,210)

Net finance expenses

(47,376)

(30,948)
(78,324)
(50,561)

Bargain purchase


36,261

Share of profit (loss) of equity accounted investees

7,660

4,160
11,820
12,293

Result before taxation

(21,032)

(21,500)
(42,532)
(110,089)

Tax benefit (expense)

2,002

(1,403)
599
(260)

Profit (loss) for the period

(19,030)

(22,903)
(41,933)
(110,349)


Attributable to:   Owners of the company


(19,030)


(22,903)

(41,933)

(110,349)

The contribution to the result is as follows:



First                   Third


(in thousands of USD)
Semester
quarter
Year-to-
Year-to-



2019
2019
Date 2019
Date 2018


Tankers
(26,690)
(27,064)
(53,754)
(122,646)


FSO
7,660
4,161
11,821
12,297


Result after taxation
(19,030)
(22,903)
(41,933)
(110,349)

Information per share:



(in USD per share)
First
Semester
Third quarter


Year-to-

Year-to-


2019
2019

Date 2019
Date 2018

Weighted average number of shares (basic) *
216,994,426
215,080,810

216,349,544
182,893,823

Result after taxation
(0.09)
(0.11)

(0.19)
(0.60)

* Le nombre d’actions au 30 Septembre 2019 est de  220 024 713.

L’endettement net d’Euronav est modéré 73% avec un ratio courant de 1,5, alors que la plupart de ses concurrents sont fortement endetté.

Euronav retourne plus d’argent à ses actionnaires, il a racheté 420 000 actions durant le T3 pour un total de $4 millions en plus du dividende annuel de 0,12$. Euronav continuera à racheter ses actions de façon opportuniste.

Les prix du fret par jour se sont déjà accrus par rapport à l’année précédente.

In USD per day
Third quarter
2019
Third quarter
2018
VLCC
Average spot rate (in TI pool)*

25,036

17,773
Average time charter rate**

32,790

31,374
SUEZMAX
Average spot rate***
17,121
14,919
Average timcharter rate**
 29,884
 29,624
Ces chiffres devraient au moins doubler au 4T/1T.

Les prix journalier continue à monter, durant le mois d’octobre ou la tension internationale était à son comble, tir de missile dans le golfe persique et sanctions américaine contre Cosco, le prix journalier de certain contrat pour un VLCC ont atteint plus de 300 000$ par jour, ce qui est considéré comme trop élevé, mais nous pourrions avoir des prix entre 100 et 150 000$, il faut savoir que le coût journalier d’un VLCC se situe entre 16 et 20 000$ pendant cet été les prix ont parfois été en dessous  de ces prix.

IMO 2020


Activité cyclique


Le transport maritime est une activité cyclique, quand les prix du fret sont élevés, les armateurs disposent d’argent, ils commandent de nouveaux bateaux et ont fini par arriver à une suroffre et les prix baissent, l’endettement des armateurs augmente et ils ne commandent plus de bateaux.
Maintenant les nouvelles commandes sont basses et insuffisante pour faire face au remplacement des navires les plus anciens et à la croissance de la demande. Suite à la hausse des prix du fret et après avoir remboursé leur dettes les armateurs recommenceront à commander, ce n’est pas encore le cas.
Le nombre de nouveaux navires mis à l'eau d'ici 2 ans, voir 3 ans, sera insuffisant, ce qui implique que le prix du fret restera élevé tant que la demande dépassera l'offre.
Le nombre de navires mis en service qui seront disponible d'ici 2021 est connu puisque entre la commande et la mise à l'eau, il faut environ 3 ans, les nouvelles commandes aux chantiers navals ne seront pas mises à l'eau avant 2022 et le nombre de chantiers navals étant restreint ceux-ci constitueront un goulot d’étranglement.

Perspectives

2 à 4% de la flotte est retirée du marché pour   mettre les pétroliers aux normes (scrubber ...), ce qui peut prendre jusqu'à une cinquantaine de jours, a cela si on ajoute les perturbations politiques au Moyen-Orient et avec la Chine, nous avons une diminution totale de la flotte de 6% et on obtient une nette augmentation du prix du fret, il a déjà plus que doublé, et ce n'est pas fini.

Rappelez-vous que les compagnies de transport ont un énorme levier opérationnel, en plus d'un levier financier. Ce qui veut dire que les cours prendront rapidement de la hauteur et cela a déjà commencé, le momentum restera favorable durant les prochains trimestres.
L’histoire a montré que de petits changements de l’offre et de la demande peuvent entraîner des changements dans les tarifs d'affrètement globaux. Et  les changements dans les tarifs d'affrètement peuvent entraîner d'énormes changements de flux de trésorerie et de valorisation.

Le dividende sera relevé en 2020 et deviendra trimestriel et les rachats d'actions se poursuivront suivant les opportunités.

Euronav qui a une flotte moderne, âge moyen de 7 ans a choisi d'utilisé du carburant à faible teneur en soufre LFSO 0,5%, elle a acheté 420 000 tonnes de LSFO en méditerranée où il coutait 35 $ la tonne de moins qu’à Singapour qu'elle a stocké dans son ULCC Oceania  qui est maintenant basé à Singapour ce qui couvre une bonne part de ses besoins en 2020, maintenant les prix du LSFO ont augmenté de 100$/t.

Le prix spot par jour pour un VLCC peut dépasser  $300k par jour, le coût d'utilisation d'un VLCC est de $16/20k par jour alors que durant l’été il a parfois été inférieur à ce prix. Le prix d'un VLCC de 10 ans est de $40 millions (dernière transaction), il est donc remboursé en 90 jours de voyage. On comprend alors pourquoi les bateaux les plus anciens ne seront pas envoyés à la casse avant le 1er janvier. Le prix d'un VLCC de 10 ans devrait augmenter de 50%,  actuellement il n'y a pas de transaction.

90% de la flotte d’Euronav est disponible pour des voyages au prix spot. Pendant que ses concurrents auront une partie de leur flotte immobilisée pour l’installation de scrubber, Euronav profitera à plein des prix élevé du transport.

Quand le prix par jour d'un VLCC ou d'un Suezmax augmente de $5 000, le revenu net et l'EBITDA augmentent de $112 pour Euronav.

Rappelons que chaque année la quantité de pétrole transporté par mer augmente de 1,1 millions de tonnes et que les routes s'allongent maintenant que les USA sont devenus exportateur.

Les prix élevés permettra de rééquilibré le bilan des armateurs, ils leur permettra de rembourser leur endettement et de recommencer à commander de nouveaux navires, ils rachèteront avec leur excès de cash-flow leurs propres actions, tout ceci entraînera une nette augmentation de la valeur boursière de ces compagnies.

Hugo De Stoop nous parle dans cette vidéo de la stratégie d’Euronav et de ses perspectives.

Mon opinion en quelques mots.

Le transport maritime est une industrie cyclique très sensible au prix, le levier opérationnel et financier est important.
Le transport du brut est encore plus sensible du fait de son caractère stratégique mais aussi saisonnier..
IMO2020 a un impact important sur l’industrie et sera gage de fermeté des prix du transport, on annonce déjà un IMO2030 et 2050.

Les prix du transport vont connaitre une belle augmentation au 4T2019 et 1T2020 et ensuite resteront à des niveaux élevé pendant quelques années.

Ce n’est évidemment pas une action buy & hold.

Euronav a pris la décision stratégique d’utilisé directement du carburant à basse teneur en soufre, ce qui devrait l’avantager par rapport à ses concurrents et lui ouvrir les routes les plus rentables, celle qui desservent les ports qui on banni les scrubbers.

Patrick VB, novembre 2019 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...