Rechercher dans ce blog

samedi 20 décembre 2014

2015 Quelles perspectives pour les marches financiers?

Cet article participe à l'évènement initié par Alexandre de La bourse à long terme, “la tendance des marchés financiers en 2015”.

La reprise de l’économie mondiale devrait se poursuivre en 2015 avec une inflation faible et une politique de soutien des banques centrales. Un des éléments les plus importants pour 2015 sera la hausse des taux d’intérêt par la FED.


La baisse des prix du pétrole est négative pour les producteurs ainsi que les services pétroliers situés en amont tel le forage, il est positif pour les secteurs en aval raffinerie, pétrochimie, engrais, transport …., et toute l’économie en général.

Le prix du baril ne restera pas éternellement bas et devrait remonter à 80-90$ le baril.

Saisissons les opportunités que nous offre Mr Le Marché dans ses accès dépressifs.

La croissance de l’économie américaine s’est accélérée ces derniers mois, le taux de croissance du PIB est de plus de 3,5%.

Les États-Unis connaissent une nouvelle révolution industrielle induite par le gaz de schiste à bas coût.

La consommation aux États-Unis n’est pas encore au même niveau qu’avant crise seule la classe aisée a déjà recommencé à consommer.

La baisse du prix du gallon à la pompe pourrait être le catalyseur pour que l’américain moyen renoue avec la confiance et la consommation.

La dynamique américaine implique une hausse des salaires et une hausse de l’inflation ce qui immanquablement provoquera une hausse des taux d’intérêt.

La Réserve fédérale des États-Unis relèvera les taux d’intérêt au second semestre et devra contrôler que le taux d’inflation et les taux d’intérêt ne montent pas trop vite ce qui implique que le dollar s’appréciera.

La hausse des taux d’intérêt est positive pour le secteur financier banques et assurance, secteur décrié et peu valorisé.

Les importations américaines seront dynamisées par la demande de matières premières, évitez toutefois le charbon, car il est remplacé par le gaz à bas prix ainsi que les matières agricoles servant à produire de l’énergie.

Éviter les matières précieuses non industrielles, particulièrement l’or qui ne joue plus son rôle de valeur refuge, comme on l’a vu c’est dernières années lors des multiples périodes de tension.


En Europe la croissance est encore embryonnaire plus importante dans le nord de l’Europe, mais les pays du Sud les plus durement touchés par la crise voient enfin le bout du tunnel, le chômage décroit aussi bien en Espagne qu’en Grèce, alors que le chômage est toujours en croissance en France pays qui à accumuler un grand retard sur la voie des réformes nécessaires.

En Europe, privilégiez les pays qui ont effectué les réformes structurelles nécessaires et qui connaissent une amélioration de leur situation économique.

L’euro/dollar pourrait descendre à 1.10, cette parité sera vecteur de croissance pour les entreprises dont une bonne part des coûts est en euro et les ventes en dollar on peut penser par exemple au secteur de l’aéronautique avec des entreprises comme Safran ou Airbus.

La croissance sera beaucoup plus lente en Europe qu’aux États-Unis un des secteurs qui bénéficiera le plus rapidement du redressement de l’emploi sera le secteur de l’intérim.


Parmi les émergents privilégier les pays non producteurs de pétrole et qui bénéficieront du bas coût du baril, de la hausse du dollar et de la demande croissante des pays développés.

Un pari pourrait être la Russie handicapée par son conflit avec l’Ukraine, la baisse du pétrole qui représente 75% de ses exportations, la dévaluation du rouble, une bourse en pleine déliquescence avec des entreprises très sous-évaluée. Mais qui peut prévoir ce que fera Poutine ?

Une des menaces pourrait venir de Chine, atterrissage non contrôlé de l’économie, ou encore un printemps chinois.


Surpondérez les cycliques, les technologiques et le secteur financier toujours décoté, le retour de la consommation devrait-être aussi favorable au secteur de l’automobile.

L’année devrait être positive sur les marchés d’action, mais avec de la volatilité.

Le marché des obligations sera pénalisé par la hausse des taux d’intérêt, mais un krach obligataire est peu probable.


Mettez à votre profit la volatilité et profitez des opportunités que vous offre le marché dans ses excès baissier.



 Participes à ce carnaval d'articles:

7 commentaires:

  1. Bien voila de prévision claire et sans blabla

    RépondreSupprimer
  2. Merci pour cet article clair et factuel.

    Pour le baril cependant, les avis divergent. Il est vrai qu'historiquement, le brent se balade plus autour de 40-50$ que des 80$ et plus. Si la situation devait perdurer, on assistera probablement à des fusions acquisitions qui rendront le cours de certaines parapétrolières explosives.

    Mais lesquelles ? Telle est la question.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Guilhem,

      Sur une période longue, la moyenne du brent est évidemment assez basse, mais si on prend la moyenne depuis le début de la crise en 2008 elle est de 90$ avec un plus bas à 40$.

      Les producteurs décident l'un après l'autre de réduire leurs investissements, ce qui touchera directement le secteur de l'exploration et du forage.

      Un arrêt de l'investissement dans le pétrole de schiste à un effet assez rapide, un puits produit surtout les 2 premières années et ainsi l'offre baissera et les prix remonteront.

      Il y aura une consolidation dans le secteur celle qui sont les plus endettés et avec le moins de cash seront les premières victimes ainsi que les producteurs qui ont un coût de production élevé.

      Les coûts sont particulièrement élevés notamment pour les sables bitumineux, l'off-shore profond et l'arctique.

      Supprimer
  3. Bonjour !

    Même si c'est intellectuellement intéressant de réfléchir au contexte économique, l'évolution des cours de bourse va dépendre surtout d'une chose : ma valeur est-elle une machine à cash ou pas ?

    Si c'est en est une, toute baisse doit être mise à profit pour en racheter et accumuler.

    RépondreSupprimer
  4. Certainement Michel,

    Mais une machine à cash dans le secteur pétrolier délivrera moins de cash avec un baril à 50$ qu'à 100$ et inversement pour les entreprises qui profitent de la baisse du baril.

    Et si on considère que le marché surréagit, on peut se positionner sur une vache à pétrole sous-valorisée.

    RépondreSupprimer
  5. Salut Patrick,

    Merci pour ce tour d’horizon macro-économique très complet. Un simple tour des indices mondiaux me font me concentrer sur les marchés américains sans hésitation. Quand il y aura correction, et il y aura correction à un moment ou à un autre, il faudra changer de marché. Pour le moment, ça reste mon marché de prédilection ;-)

    Quels sont les pays en Europe que tu comptes privilégier “qui ont effectué les réformes structurelles nécessaires et qui connaissent une amélioration de leur situation économique”?

    Pour le pétrole, le retour à la moyenne voudrait un prix aux alentours de $90 effectivement. Mais retour à la moyenne y’aura-t-il?…

    Les sables bitumeux coutent chers à opérer et n’ont de sens économique qu’avec un brent lui aussi élevé, ce qui n’est plus le cas. Clairement les entreprises positionnées sur ce secteur vont avoir du mal à tirer leur épingle du jeu dans un tel contexte.

    Ben

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Salut Ben,

      En Europe, la Grande-Bretagne, la croissance est élevée et les actions sont nettement moins chères qu'aux États-Unis.

      L'Europe du Nord en générale avec une préférence pour la Suède. La Norvège offre aussi des opportunités c'est un pays pétrole la couronne norvégienne à baisser ainsi que la bourse y compris les valeurs non pétrolières.

      Parmi les PIIGS, l'Irlande et l'Espagne sortent de la crise profondément réformée.

      La Grèce est à éviter, elle renoue avec ses vieux démons politique, résultats, les populistes pourraient prendre le pouvoir.

      Patrick.

      Supprimer

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...