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CMB.TECH après sa fusion avec Golden Ocean

 


CMB.TECH (BE0003816338 ) est sis à Anvers.

Les actions de CMB.TECH sont cotées sur Euronext Brussels et à la Bourse de New York sous le code unique 'CMBT', les deux places financières sont considérées comme principales, ainsi que sur Oslo Børs.

Historique 

Acquisition de CMB.Tech par Euronav; Euronav était à l'origine issu de CMB (Compagnie Martime Belge); voir non article sur Euronav pour plus de détails.
20 août 2025, fusion avec Golden Ocean

CMB.TECH après sa fusion avec Golden Ocean


🚢 Profil post-fusion : un géant maritime diversifié

  • Flotte combinée : Environ 250 navires, dont 89 issus de Golden Ocean. Répartition : vraquiers, pétroliers, chimiquiers, porte-conteneurs, navires offshore et portuaires.
  • Âge moyen : Seulement 6 ans, ce qui positionne CMB.TECH comme l’un des groupes les plus modernes du secteur.
  • Énergie verte : Plus d’un tiers des navires sont prêts ou équipés pour fonctionner à l’ammoniac ou à l’hydrogène, en phase avec les régulations IMO et FuelEU.
Grâce à une flotte récente et à un programme de construction ambitieux, CMB.TECH offre des options intéressantes pour passer à des carburants à faible teneur en carbone tels que l'ammoniac.

📈 Performance financière Q2 2025

Indicateur
Valeur
Évolution
Chiffre d’affaires
387,8 M USD
+54 % vs Q2 2024
EBITDA
224,1 M USD
Stable
Résultat net
–7,6 M USD
↘️ (vs +184,4 M USD en 2024)
Liquidité
388 M USD
Renforcée
Backlog
2,93 Mds USD
Solide visibilité
CAPEX engagé
1,9 Mds USD
Dont 1,6 Mds déjà financés

La perte nette s’explique par des coûts d’intégration élevés (audit, juridique, amortissements) et des pertes sur instruments financiers.

  • Notons: soit un bénéfice de 7,7 millions de dollars pour l'ancienne CMB.TECH et une perte de 50 millions pour Golden Ocean.

 


🔄 Structure de la fusion

  • Date de clôture : 20 août 2025
  • Ratio d’échange : 0,95 action CMB.TECH pour 1 action Golden Ocean
  • Répartition du capital :
    • Actionnaires CMB.TECH : 70 %
    • Actionnaires Golden Ocean : 30 %
  • Cotation : Maintien sur NYSE et Euronext Bruxelles, ajout sur Euronext Oslo Børs



🧭 Stratégie et perspectives

  • Diversification : Réduction du risque cyclique grâce à une présence multi-segments (vrac, pétrole, chimie, offshore, conteneurs).
  • Décarbonation : Engagement fort dans les carburants alternatifs (NH₃, H₂), avec des livraisons de navires dual fuel dès 2026.
  • Optimisation post-fusion :
    • Projet de cession de 34 navires non stratégiques pour 1,1 milliard USD
    • Objectif : alléger la flotte, générer du cash, et renforcer les segments à haute valeur ajoutée
Après la fusion CMB.Tech  pourrait vendre des navires non essentiels et les plus anciens, notament les Kamsarmax et les Panamax, pour une valeur de plus d'un milliard de dollars. Ce qui pourrait aider à alléger certains de ses engagements d'investissement, mais aussi ouvrir la voie au  paiements de dividendes et au rachat d'actions.
CMB.Tech  pourrait éventuellement chercher à se débarrasser de sa flotte de navires de transfert d'équipage.

Le groupe est désormais l'une des plus grandes entreprises maritimes au monde, ce qui lui confère un avantage concurrentiel.

L'entreprise est bien positionnée pour la transition énergétique du transport maritime, avec un carnet de commandes solide et une stratégie axée sur les nouvelles technologies. 

Les perspectives du marché restent favorables pour le vrac sec et les pétroliers.

Le marché semble reconnaître cette orientation, comme le montre le ratio Valeur d'Entreprise/Ventes (EV/Sales) de CMB.TECH, qui est supérieur à la médiane du secteur. Cependant, le ratio Cours/Ventes (Price-to-Sales) reste en deçà de la médiane, ce qui suggère que l'action n'est pas surévaluée par rapport à ses pairs sur une base par action. 

Le P/NAV est de 0,6 soit une décote de 40%





⚠️ Risques et points de vigilance

  • Compression des marges : Hausse des coûts d’exploitation (OPEX, commissions, amortissements).
  • Exposition au spot : Forte dépendance aux taux de fret dans le vrac et le pétrole.
  • Réussite des cessions : Trouver preneur pour les navires plus anciens dans un marché incertain.
  • Intégration opérationnelle : Harmonisation des systèmes, des équipes et des cultures d’entreprise.

💰Valorisation

  Actuellement, le P/NAV (Net Asset Value) de CMB est de 0,68. Pour être satisfaisant, il devrait être au moins de 0,8, ce qui implique une augmentation de 18 %, un P/NAV de 0,9 correspond à une hausse du cours de 32 % et un P/NAV de 1 correspond à une hausse du cours de 47 %.

🧩 Conclusion

La fusion avec Golden Ocean propulse CMB.TECH au rang de leader mondial du transport maritime diversifié, avec une flotte moderne, une stratégie verte affirmée et une solidité financière renforcée. Le défi sera d’optimiser l’exploitation, de réaliser les synergies et de gérer les risques de marché sans compromettre la performance.


Autres articles 

Reprise pour le transport maritime de pétrole (Perspectives)

 


 Analyse 

Le marché des pétroliers semble se rapprocher d'une phase de reprise cyclique. Cette perspective positive est alimentée par plusieurs facteurs clés :

1. Dynamiques de l'offre et de la demande

  • Production américaine en hausse : L'ouverture des États-Unis à l'Arabie saoudite et la volonté de l'administration Trump d'accroître la production pétrolière américaine, ainsi que celle du bassin atlantique, devraient stimuler l'offre de pétrole brut.
  • Demande mondiale en croissance : La reprise économique mondiale, bien que fragile, devrait soutenir la demande de pétrole, en particulier dans les économies émergentes.

2. Contraintes sur la flotte de pétroliers

  • Vieillissement de la flotte : Un nombre croissant de pétroliers atteindront l'âge de 25 ans dans les prochaines années, ce qui pourrait entraîner une réduction de la flotte mondiale, malgré une augmentation potentielle du nombre de tonnes-milles transportées.
  • Flotte fantôme sous pression : La flotte fantôme, qui opère en marge des réglementations internationales, aura de plus en plus de mal à faire face à des sanctions et des contrôles plus stricts, ce qui pourrait limiter sa capacité à répondre à la demande.

3. Facteurs géopolitiques

  • Exportations américaines de brut : L'administration Trump encourage activement les exportations de brut américain et devrait continuer dans cette voie.
  • Pressions sur l'Europe et la Chine : Les États-Unis pourraient tenter de faire pression sur l'Europe et la Chine pour qu'elles achètent davantage de brut américain, au détriment de la Russie et de l'Iran, ce qui serait bénéfique pour les tonnes-milles.

4. Marges d'utilisation et potentiel de hausse

  • Faibles marges d'utilisation : Les marchés du fret par pétrolier fonctionnent actuellement avec de faibles marges d'utilisation, ce qui laisse entrevoir une hausse potentielle des taux de fret.
  • Confiance accrue dans le brut : Les acteurs du marché semblent accorder une plus grande confiance au secteur des pétroliers de brut, en particulier les VLCC (Very Large Crude Carriers).

5. Carnet de commandes modeste

  • Croissance limitée de la flotte : Le carnet de commandes des pétroliers de brut est actuellement très modeste, ce qui suggère une croissance limitée de la flotte dans les années à venir. Les données montrent que la flotte de VLCC devrait connaître une croissance nulle cette année, tandis que la flotte d'Aframax ne s'agrandira que de 1 %.

6. Valeurs du transport maritime de pétrole


En conclusion

Plusieurs facteurs convergent vers une reprise cyclique du marché des pétroliers. La combinaison d'une offre de pétrole en hausse, d'une demande mondiale soutenue, de contraintes sur la flotte existante et de facteurs géopolitiques favorables pourrait entraîner une augmentation des taux de fret et une amélioration de la rentabilité des compagnies maritimes.

Cependant, il est important de rester prudent face aux incertitudes qui persistent, notamment en ce qui concerne l'évolution de la demande mondiale de pétrole et les tensions géopolitiques.


Mes articles sur le transport maritime

CMB.TECH le futur du transport maritime



CMB.TECH (BE0003816338 ) est sis à Anvers.
Les actions de CMB.TECH sont cotées sur Euronext Brussels et à la Bourse de New York sous le code unique 'CMBT', les deux places financières sont considérées comme principales.


23/4/2025 CMB.Tech, annonce une fusion avec Golden Ocean, le groupe maritime norvégien. Cette fusion donnera naissance à la plus grande compagnie maritime de transport de vrac sec au monde.
Fusion action pour action : pour chaque action Golden Ocean, les actionnaires recevront en échange 0,95 action CMB.Tech.
Avec plus de 250 navires et une valeur de flotte estimée à plus de 11 milliards d'USD, cette fusion donnera naissance à l'un des plus grands groupes maritimes cotés en bourse au monde et à la plus grande compagnie de transport maritime de vrac sec.


Changement de ticker, à partir du 15/07/2024, de EURN en CMBT, et changement de nom le 1ᵉʳ octobre 2024 Euronav deviens CMB Tech

Historique 

Acquisition de CMB.Tech par Euronav; Euronav était à l'origine issu de CMB (Compagnie Martime Belge); voir non article sur Euronav pour plus de détails.

Modèle d'entreprise et génération de revenus

CMB.TECH issu en grande partie d'Euronav, opère principalement dans l'industrie maritime, gérant une flotte diversifiée qui comprend des pétroliers, des vraquiers, des porte-conteneurs, des chimiquiers et des navires éoliens offshore. L'entreprise se concentre sur le développement durable et investit massivement dans les technologies de l'hydrogène et de l'ammoniac. 

Divisions

  • Marine
  1. Euronav est l'unité de transport pétrolier, engagée dans le transport maritime et le stockage de pétrole brut
  2. Bocimar possède et exploite des vraquiers et transporte du charbon, du minerai de fer, des céréales et des marchandises en vrac de moindre importance.
  3. Delphis est spécialisé dans les porte-conteneurs de taille moyenne. C'est l'un des plus grands propriétaires mondiaux de porte-conteneurs de classe glace.
  4. Bochem est un armateur et un opérateur de chimiquiers modernes et de haute qualité.
  5. Windcat est l'un des principaux fournisseurs de services de transfert d'équipage spécialisés, sûrs et efficaces, pour l'industrie éolienne offshore.
  6. Remorqueurs et ferries: Construction, possession et conceptions de remorqueurs et de ferries fonctionnant à l'hydrogène.
  • Infra H2: CMB.TECH propose de l'hydrogène et de l'ammoniac à ses clients, soit par sa propre production, soit en s'approvisionnant auprès de producteurs tiers.
  • H2 Industrie CMB.TECH conçoit et convertit des applications portuaires et industrielles pour qu'elles fonctionnent à l'hydrogène - en coopération avec des OEM et des opérateurs portuaires de premier plan. Notre centre technologique bien équipé est animé par des ingénieurs hautement qualifiés spécialisés dans les systèmes à hydrogène.

CMB.TECH,  décarbonise l'ensemble de la chaîne de valeur maritime. et disposes de navires et d'équipements portuaires à l'épreuve du temps, ainsi que de leur propre infrastructure de production d'hydrogène et d'ammoniac.

CMBT génère des revenus par le biais de :

  • Revenus du transport maritime : En transportant des marchandises (pétrole, produits chimiques, vrac sec, conteneurs) à l'aide de sa flotte, elle tire ses revenus des taux d'affrètement et des ventes sur le marché au comptant.
  • Ventes d'actifs : La vente de navires (par exemple, trois VLCC) a généré des revenus ponctuels importants, contribuant à 502,5 millions USD de gains pour le premier semestre 2024.
  • Affrètements à long terme : CMB.TECH assure également des affrètements à long terme, ajoutant un flux de revenus stables d'environ 161 millions USD à son carnet de commandes.

Principaux facteurs de risque :

  • Cyclicité du marché : Le secteur du transport maritime est très sensible aux cycles économiques mondiaux, à la demande de pétrole et aux perturbations géopolitiques.
  • Incertitude géopolitique : Les tensions dans des régions telles que la mer Rouge ou les modifications des tarifs douaniers américains pourraient affecter la demande de transport maritime et la rentabilité.
  • Intensité du capital : La société a engagé des dépenses d'investissement substantielles (2,69 milliards USD) pour les futurs navires, qui sont financées par une combinaison de dettes et de ventes d'actifs.
  • Réglementations environnementales : Le passage de CMB.TECH à des navires fonctionnant à l'hydrogène est une réponse aux réglementations mondiales plus strictes en matière d'émissions, mais cela ajoute également un risque technologique et opérationnel

Troisième trimestre 2024 :

- Points principaux :
  • Profit du troisième trimestre 2024 : 98,1 millions de dollars, portant le bénéfice cumulé de l'année à 777,7 millions de dollars.
  •   Changement de nom : Euronav est devenu CMB.TECH depuis le 1er octobre 2024.
  • Livraison de nouveaux navires : 8 navires neufs ont été livrés.
  • Vente de navires : Deux Suezmaxes, Statia et Sapphira, ont été vendus.
  • Contrat d'affrètement à temps : Nouveau contrat signé, portant le carnet de commandes à 2,06 milliards de dollars.
  • Centre de R&D sur les moteurs à hydrogène : Inauguration du centre de recherche et développement JPNH₂YDRO au Japon.
- Détails financiers :
  • Résultat net Q3 2024 : Gain de 98,1 millions de dollars ou 0,49 USD par action (Q3 2023 : 114,6 millions USD ou 0,57 USD par action).
  • EBITDA : 167,9 millions de dollars (Q3 2023 : 209,6 millions USD).
  • Mise à jour corporative :
  • Changement de nom : Le nom Euronav NV est devenu CMB.TECH NV pour refléter la nouvelle stratégie de diversification et de décarbonisation de la flotte.
  • Contentieux en Belgique : La Cour de marché belge a rejeté en grande partie les revendications de FourWorld Capital Management concernant l'offre publique obligatoire de CMB NV. Un paiement additionnel de 0,52 USD par action a été ordonné.
- Développements de la flotte :
  • Ventes : Vente de deux navires Suezmax, générant un gain en capital de 61,4 millions de dollars.
  • Charte à long terme : Contrat conclu pour un nouveau navire-citerne chimique, affrété pour 7 ans.
  • Livraison de nouveaux navires : Plusieurs types de navires (Newcastlemax, porte-conteneurs, tankers chimiques) ont été livrés entre août et octobre 2024.
Conclusion :
CMB.TECH a réalisé un trimestre profitable tout en poursuivant sa stratégie de diversification et de décarbonisation. La société a changé de nom pour refléter cette nouvelle orientation et a inauguré un centre de R&D sur les moteurs à hydrogène. Les résultats financiers montrent une rentabilité continue malgré des fluctuations par rapport à l'année précédente.

Analyse et Synthèse du Marché et Perspectives par Segment pour CMB.TECH :

1. Marché des Tankers (Euronav):
  •   Le marché du fret maritime pour le pétrole brut est actuellement influencé par cinq facteurs : la demande saisonnière, un potentiel changement de stratégie de l’OPEP, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, l’économie chinoise et la montée des flottes dites "grises".
  •  L’augmentation potentielle de la production de l’OPEP pourrait stimuler la demande, notamment de la part de la Chine. Cependant, si la demande mondiale ne suit pas, cela pourrait engendrer une baisse des prix du brut, affectant négativement les tarifs des tankers.
  •   En Chine, la demande de pétrole ralentit en raison de défis structurels, comme le vieillissement de la population et la transition énergétique (véhicules électriques et GNL). Cependant, l’Inde présente une forte croissance de la demande pétrolière (+200 kb/j en 2024).
  •   Les tensions au Moyen-Orient et les changements dans la flotte (flottes blanches vs. flottes grises) sont également des facteurs à surveiller.
  •  Pour les VLCC, les perspectives de la flotte sont positives avec un ratio commande/flotte de 8%, mais les Suezmax présentent un risque d’excès d’offre.

2. Marché du Vrac Sec (Bocimar) :
  •   Ce marché est principalement influencé par la demande saisonnière, la production et la consommation d’acier chinois, les exportations de minerai de fer et l’augmentation des exportations de bauxite de Guinée.
  •   La Chine, bien que confrontée à une crise immobilière, reste un acteur clé de la demande mondiale de minerai de fer. La hausse des exportations d’acier et le retour à la rentabilité des aciéries chinoises sont des signaux positifs pour le secteur.
  •   La Banque populaire de Chine soutient l’économie avec des mesures de relance, stimulant la demande de matières premières. Toutefois, les enquêtes anti-dumping croissantes dans de nombreux pays pourraient affecter les exportations d’acier chinois.
  •   Le segment Capesize/Newcastlemax affiche des perspectives favorables avec un faible ratio de nouvelles commandes (7,3%).

3. Marché des Conteneurs (Delphis) :
  •   Le marché a enregistré des gains en 2024, bien que les taux de fret, après un pic en été, aient commencé à baisser. Les problèmes logistiques, notamment les grèves aux États-Unis, ont contribué à maintenir les taux élevés.
  •   Pour 2025, la capacité de la flotte devrait augmenter de 25%, créant un risque de surcapacité et une pression à la baisse sur les taux si la demande ne suit pas.

4. Marché des Tankers Chimiques (Bochem) :
   - Ce marché rencontre des défis à court terme, tels que la saisonnalité et l’activité économique mondiale mitigée, influençant les taux à la baisse.
   - La reprise est prévue au T4 2024, les tankers chimiques étant liés à la croissance économique mondiale.
   - La demande mondiale reste faible, notamment en raison de l'inflation aux États-Unis et de la faiblesse de la croissance en Europe. La flotte connaît une hausse des nouvelles commandes, avec un ratio commande/flotte de 13,7%.

5. Marché Offshore (Éolien et Pétrole) :
   - Le marché offshore affiche un sentiment positif grâce à la demande accrue en projets éoliens et aux investissements dans le secteur pétrolier.
   - Les dépenses pour les projets éoliens offshore devraient atteindre 60 milliards USD en 2024. Les taux d’utilisation des navires sont élevés, bien que les taux de location pour les transferts d'équipage aient légèrement baissé en hiver.
   - Les "vessels de service d'exploitation de mise en service" (CSOVs) affichent une demande croissante avec des commandes de nouvelles constructions en hausse.

Conclusion : CMB.TECH est bien positionnée pour tirer parti des opportunités de croissance dans ces marchés, bien que les incertitudes géopolitiques et économiques (surtout en Chine) soient des éléments clés à surveiller pour ajuster les stratégies à court terme.


Analyse des ratios
RatioFormulaJune 30, 2024June 30, 2023
ROA (Return on Assets)Net Income / Total Assets18.2%9.9%
ROE (Return on Equity)Net Income / Total Equity55.4%15.7%


Operating Profit MarginOperating Income / Revenue147.7%57.4%
Current RatioCurrent Assets / Current Liabilities1.373.84


Debt to Equity RatioTotal Liabilities / Total Equity2.040.50

  Valorisation:
  • P/E: 2.2
  • P/B: 2.1
  • EV/Sales: 4.5
  • EV/Gross Profit: 7.1
  • EV/EBITDA: 7.4

Tendances du marché et initiatives stratégiques

  • Conditions du marché : Le deuxième trimestre 2024 a connu des conditions de marché solides dans la plupart des segments de transport maritime. Malgré une certaine saisonnalité affectant le marché des très grands transporteurs de brut (VLCC), le segment Suezmax et les navires éoliens offshore ont enregistré de bonnes performances. Le marché des pétroliers bénéficie des ruptures d'approvisionnement et de l'allongement des routes commerciales (par exemple, le réacheminement en mer Rouge).
  • Une flotte à l'épreuve du temps : CMB.TECH continue d'investir dans des navires de nouvelle génération fonctionnant à l'hydrogène, y compris des navires de transfert d'équipage (CTV) et des remorqueurs prêts pour l'hydrogène. Ces investissements s'inscrivent dans le cadre des efforts mondiaux de décarbonisation et positionnent l'entreprise en tant que leader des technologies maritimes vertes. La société a reçu de nouvelles livraisons de navires en 2024 et prévoit de poursuivre son expansion avec un plan de dépenses d'investissement de 2,69 milliards USD.
Investissements stratégiques et perspectives
  • Expansion de la flotte : Euronav a mis l'accent sur le renouvellement et la modernisation de sa flotte. Les livraisons les plus importantes comprennent 7 navires en 2024, et de nouvelles commandes pour des navires chimiques et des navires éoliens offshore. La société a également 50 navires en construction.
  • Affrètements à long terme : Trois nouveaux contrats d'affrètement à long terme ont été signés, ajoutant environ 161 millions USD au carnet de commandes de la société. Ces contrats fournissent des flux de revenus prévisibles et réduisent la volatilité du marché.
  • Dividendes et rachats d'actions : Un dividende de 4,57 USD par action a été versé au deuxième trimestre, avec un supplément de 1,15 USD par action payé en juillet 2024. La société a également racheté plus de 8 millions d'actions au premier semestre 2024 dans le cadre de sa stratégie d'allocation de capital.

Risques et perspectives d'avenir

  • Risques liés au marché : Bien que les conditions du marché soient favorables, il existe un risque de baisse en raison des réductions saisonnières de la demande et des changements géopolitiques, tels que l'assouplissement potentiel des sanctions contre le pétrole russe. Les performances économiques de la Chine ajoutent également de l'incertitude, en particulier son impact sur la demande mondiale de pétrole et de produits de base.
  • Contraintes d'approvisionnement : La flotte de pétroliers, en particulier les VLCC, est vieillissante et la capacité de construction de nouveaux navires sera limitée au cours des prochaines années. Cela pourrait créer des conditions favorables pour les tarifs des pétroliers, car la demande pourrait dépasser l'offre.

Flottes


50 navires sont en commandes et en construction


Voir: Investir dans les flottes de pétroliers

Dernières nouvelles

  • CMB. TECH NV (NYSE :CMBT) a signé un accord avec Mitsui O.S.K. Lines et MOL CHEMICAL TANKERS PTE pour neuf navires propulsés à l’ammoniac. Ces navires seront parmi les premiers vraquiers et chimiquiers Newcastlemax alimentés à l’ammoniac au monde, a déclaré la société. La livraison de ces navires est prévue entre 2026 et 2029.
  • CMB.Tech annonce une opération d’envergure : le groupe a racheté 40,8 % du capital de Golden Ocean Group auprès de Hemen Holding, une société appartenant à l’armateur John Fredriksen. Au prix unitaire de 14,49 dollars, cette transaction représente un investissement de 1,2 milliard, qui sera financé par un crédit-pont de 21 mois. Ce n’est pas rien au vu de la capitalisation boursière de CMB.Tech, qui avoisine les deux milliards d’euros. Golden Ocean Group est spécialisée dans le transport de vrac sec et dispose d’une flotte de 91 navires. « L'acquisition des actions de Golden Ocean représente une étape importante dans la stratégie de diversification de CMB.Tech », a souligné Alexander Saverys.

  • L'organisme de surveillance des marchés boursiers FSMA oblige CMB, la compagnie maritime de la famille Saverys, à relever l'offre publique d'achat sur Euronav, devenue aujourd'hui CMB.Tech, de 0,52 dollar par action.

En résumé

Euronav/CMB.TECH a connu une année rentable grâce aux ventes stratégiques, aux conditions de marché favorables et au renouvellement de la flotte. 
Toutefois, les défis liés aux risques géopolitiques et aux fluctuations du marché pourraient avoir un impact sur les performances futures.





Investir dans les flottes de pétroliers



Les perspectives du marché des pétroliers sont prometteuses. La dynamique du marché est soutenue par l'allongement des distances.

Les sanctions contre les exportations de pétrole russe réorientent les flux des importations européennes à courte distance, ils sont réacheminées vers l'Asie à plus longue distance. La capacité de transport de la flotte a été réduite en raison de l'allongement des distances.

Les Aframax et les Suezmax en profitent le plus, mais les  VLCC devraient être dynamisés en 2025 si les volumes d'exportations américaines à long cours couvrent le rebond attendu de la demande pétrolière chinoise.


Le carnet de commandes par rapport à la flotte existante en pourcentage.

Aframax/LR2 : Les nouvelles commandes représentent environ 18,3% de la flotte existante.

Suezmax : Les nouvelles commandes représentent environ 16,6% de la flotte existante.

VLCC (Very Large Crude Carriers) : Les nouvelles commandes représentent environ 7,8% de la flotte existante.

L'utilisation de la flotte a augmenté. Les volumes de pétrole brut ont augmenté de 7 % , mais l'allongement des distances a fait grimper la demande de transporteurs de brut corrigée de la distance à 8 %. La flotte s'est accrue de 1 %. 

Les distances se sont accrues  dans le contexte de la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Cette situation a effectivement réduit la disponibilité des pétroliers dans un marché déjà tendu.

Les taux de fret sont passés d'un plancher décennal  à des sommets presque historiques, car l'augmentation des volumes et, en particulier, l'allongement des distances ont accru
l'utilisation de la flotte.

 L'activité de construction de nouveaux navires est en augmentation, mais de nombreux armateurs ont été actifs dans la vente et l'achat de navires.

les perspectives à court terme pour les transporteurs de brut sont bonnes.

L'AIE prévoit actuellement que la demande mondiale de pétrole augmentera de 2.5% en 2025, tandis que la demande de pétrole brut par pétrolier, ajustée en fonction de la distance, devrait augmenter de 2.5 % cette année et l'année prochaine.



La flotte devrait augmenter de 1,3 % en 2025 et de 2,1 2026, respectivement.

On privilégiera donc le transport de brut plutôt que de produits.

L'explication la plus probable de la faiblesse des nouvelles commandes est liée à
 la transition énergétique et au risque associé à la commande de nouveaux navires alimentés par un carburant alternatif qui peut s'avèrer être un mauvais choix pour un moteur à double carburant, ainsi que la faible disponibilité des chantiers navals et des prix élevés jouent également un rôle. 

Les nouveaux pétroliers commandés aujourd'hui auprès d'un chantier naval de premier plan ne seront probablement pas livrés avant la fin de l'année 2027 ou 2028


Type de pétrolier transportant du brut, s'ils transportent des produits rafinés les plus petits prennent le nom de LR1 et LR2
Petroleum Tankers
ClassLengthBeamDraftTypical Min DWTTypical Max DWT
Panamax (LR1)228.6 m (750 ft)32.3 m (106 ft)12.6 m (41 ft)60,000 t DWT80,000 t DWT
Aframax (LR2)253.0 m (830.1 ft)44.2 m (145 ft)11.6 m (38 ft)80,000 t DWT120,000 t DWT
Suezmax  16 m (52 ft)120,000 t DWT200,000 t DWT
VLCC (Malaccamax)470 m (1,540 ft)60 m (200 ft)20 m (66 ft)200,000 t DWT315,000 t DWT
ULCC   320,000 t DWT550,000 t DWT

 

Le ratio le plus représentatif pour le transport maritime est le P/NAV; la NAV ou Net Asset Value représente la valeur de la flotte mise en rapport avec le prix. 

Un P/NAV inférieur à 1 correspond à une sous-évaluation, entre 1 et 1,5 une évaluation correcte et supérieur à 1,5 à une sur-évaluation.

Source: Cleaves


Nb. pour les investisseurs européens: Euronav, maintenant CMB.Tech est coté à la bourse de Bruxelles, Frontline et Okeanis Eco Tankers le sont à la bourse d'Oslo et d'Amico International Shipping S.A., spécialisée dans le transport de produits pétroliers est cotée à la bourse de Milan .

Le transport maritime de pétrole devrait encore connaitre une bonne année, l'augmentation de l'offre étant encore inférieure à l'augmentation de la demande. Quand la demande est tendanciellement supérieure à l'offre, les prix s'ajustent à la hausse.


Mes articles sur le transport maritime

Un nouveau géant des mer, Euronav et Frontline fusionne


 

Euronav et Frontline ont annoncé leur intention de fusionner, ce qui a été approuvé à l'unanimité par les deux conseils d'administration.

Dernières nouvelles

  • 20/12/2022: L'AG a approuvé la redomiciliation de Frontline à Chypre.
 

La fusion devrait intervenir au début du premier trimestre 2023.

EURONAV SA ET FRONTLINE LTD. SIGNENT UN ACCORD DE Rapprochement DÉFINITIF POUR CRÉER UN LEADER MONDIAL INDÉPENDANT DES OPÉRATEURS PÉTROLIERS

offre publique d'échange: parité d'échange de 1,45 action Frontline pour 1 action Euronav , éventuellement suivie d'un retrait obligatoire, dans le but de proposer ensuite une fusion d'Euronav dans Frontline aux actionnaires de Frontline et d'Euronav comme dès que possible.



Avant la réalisation de l'Offre Publique d'Achat, Euronav sera autorisée à verser un dividende d'un montant total de 0,09 USD par action Euronav

L'accord est basé sur un rapport d'échange de 1,45 action Frontline pour chaque action Euronav, ce qui fait que les actionnaires d'Euronav et de Frontline détiennent environ 59 % et 41 %, respectivement, du groupe combiné.

Si la fusion est approuvée, l'entité s'appellera Frontline et sera dirigée par le PDG d'Euronav, Hugo De Stoop.

John Fredriksen, a déclaré : « Une combinaison de Frontline et d'Euronav établirait un leader sur le marché des pétroliers et positionnerait le groupe combiné pour une création continue de valeur pour les actionnaires en plus de synergies importantes. Le nouveau Frontline serait en mesure d'offrir des services à valeur ajoutée pour nos clients et d'augmenter l'utilisation de la flotte et les revenus, ce qui profiterait à toutes les parties prenantes. Je suis très enthousiaste et j'apporte tout mon soutien et mon engagement à cette plateforme combinée ».

La fusion intervient sept mois après que tycoon Fredriksen,  a commencé à acheter de nombreuses actions d'Euronav , la famille fondatrice de la société pétrolière belge, les Saverys, répondant également en achetant des actions .

La fusion créerait un géant pétrolier avec une capitalisation boursière de 4,2 milliards de dollars avec une flotte de 69 VLCC, 57 suezmax et 20 navires LR2/aframax; soit 10 % des flottes mondiales de VLCC et de suezmax.

"Le carnet de commandes de pétroliers est désormais très limité et la démolition devrait être importante dans les années à venir", a déclaré Leszczynski, ajoutant: "Les commandes de construction neuve devraient rester limitées compte tenu des prix élevés des constructions neuves, car les prix des tôles d'acier sont élevés et que  les carnets d'ordres des chantiers navals sont déjà  remplis avec les commandes de porte-conteneurs et de méthaniers.

Dans le même temps, Leszczynski a prédit que les tonnes mille augmenteraient à mesure que la géopolitique modifierait les modèles commerciaux, le pétrole russe allant davantage vers l'Inde et la Chine, et l'Europe s'approvisionnant davantage en pétrole du Moyen-Orient.


Au cours actuel de Frontline, Euronav est valorisé à environ 12,5€

Avant la clôture de la fusion, la compagnie basée à Anvers prévoit de distribuer un dividende de 0,12 dollar, "sans impact sur le rapport d'échange".

Rappelons que Frontline est basée aux Bermudes avec ses avantages fiscaux, comme beaucoup de compagnies maritimes. Une des raisons de la sous-valorisation d'Euronav était la hauteur du précompte belge pour les investisseurs internationaux.

Actuellement Frontline est cotée à New York  et à Oslo après la fusion Frontline sera aussi cotée en Belgique.


Mes articles sur le transport maritime


Eléments de comparaison entre Euronav et Frontline


Un nouveau géant des mer, Euronav et Frontline fusionne


J'ai écrit cet article en réponse à un commentaire d'un lecteur de mon article Grand investisseur: Robert Heilbrunn

Euronav transporte uniquement du pétrole, Frontline transporte aussi des produits raffinés (essence, diesel, ...) qui représente un quart de son activité.

Le transport de pétrole se fait sur de plus grands navires VLCC et Suezmax les produits raffinés sur de plus petits navires (Aframax/LR2). Les routes pour le pétrole sont plus longues que celle des produits raffinés en d'autres termes, le transport de pétrole est plus rentable que celui des produits raffinés, mais d'autre part les prix et l'activité de transport de pétrole sont plus fluctuants que pour le transport de produits raffinés.

Euronav exploite surtout sa flotte en "time charters" tandis que FRO au prix spot.

La flotte d'EURN est plus jeune que celle de FRO qui a encore 2 pétroliers de 2004, certains ports pour raison environnementale refusent les navires de plus de 15 ans, les pétroliers récents desservent les meilleures routes, les plus rémunératrices. Les pétroliers les plus récents sont mieux à même de répondre aux nouvelles normes environnementales.

Euronav a fait le choix stratégique d'utilisé du carburant à faible teneur en soufre LFSO 0,5% tandis que Frontline a équipé ses navires de scrubber.

Le ratio le plus représentatif pour le transport maritime est le P/NAV; la NAV ou Net Asset Value représente la valeur de la flotte mise en rapport avec le prix. Le P/NAV de EURN est de 0,85 et de 1,31 pour FRO.

L'endettement net de EURN  de 64,13% est plus bas que celui de FRO qui est de 131,81%.


Offre et demande

La demande va reprendre sa croissance en sortie du Covid et cette croissance va s'accélérer avec les plans de relance, mais l'offre ne suit pas, car les commandes de nouveaux pétroliers sont basses, ce qui implique mécaniquement une hausse du prix du fret qui devrait perdurer quelques années.

Cours cible d'après Cleaves Securities: 95,87 Nok (11,2$) soit une hausse de 16% pour FRO et 12,1€ (14$) soit une hausse de 43% pour EURN.

FRO, est beaucoup plus sensible au prix du fret, son cours est donc plus volatile que celui EURN et il montera plus vite en période de hausses des prix, mais sur le MT les perspectives d'EURN sont meilleures en raison de la structure de sa flotte et d'un management qui est considéré comme le meilleur du secteur.

Mes articles sur le transport maritime

Analyse de 2020 Bulkers

Bulkers 2020 est une société norvégienne crée pour exploité une flotte de vraquiers sec, domiciliée aux Bermudes et coté à la bourse d’Oslo .

Bourse d’Oslo - Ticker : 2020 - ISIN : BMG9156K1018 avec une cotation secondaire à la bourse de Francfort. 


La flotte de Bulkers 2020 se compose de 8 vraquiers secs « Newcastlemax » modernes et économes en carburant, d'une capacité de 208 000 TPL.

"Newcastlemax" : Largeur maximale de 50 mètres et longueur maximale de 300 mètres, désigne le plus grand navire capable d'entrer dans le port de Newcastle, en Australie.

Les navires sont équipés de dispositifs d'épuration des gaz d'échappement (épurateurs ou scrubber) et de systèmes de traitement des eaux de ballast.

Le premier vraquier a été livré en aout 2019 et le dernier en juin 2020, cette flotte de vraquier moderne et identique permet d’avoir un cout d’utilisation bas.

La flotte est 38 % plus efficace en termes d'émissions de carbone par tonne mille, est 15% plus grande et consomme 20% en moins par rapport à la norme pour les navires de la taille d'un « Capzize » standard.

Les vraquiers sont exploités pour transporter du minerai de fer principalement depuis le Brésil et l’Australie vers la Chine et d’autres pays asiatiques. Le temps de navigation pour la route Brésil-Chine est de 62 jours et pour la route Australie-Chine de 18 jours.

Ils sont exploités en « Time-Charter » pour le compte de deux clients de premier choix Koch et Glencore.

"Nous avons commandé nos navires à des niveaux historiquement bas en septembre 2017 et maintenant que la flotte complète est livrée, notre priorité est de gérer ces actifs le mieux possible pour le bénéfice de nos clients et de nos actionnaires", déclare M. Halvorsen (PDG), ajoutant que la société ne cherche pas à développer davantage sa flotte actuelle et se concentre sur le retour aux actionnaires sous forme de dividendes.

Chiffres

2020 Bulkers a une structure financière solide avec un levier financier modéré et une trésorerie solide.

Le seuil de rentabilité estimé à environ 14 100 dollars par jour est nettement inférieur au tarif « charter » qui dépasse les 40 000 dollars par jour et pourrait dépasser 60 000 dollars par jour.

La majorité des flux de trésorerie opérationnelle après le service de la dette retournera aux actionnaires sous forme de dividende mensuel ou par le biais de rachats d'actions.


Troisième trimestre 2024

  •  Solide performance financière : La société a déclaré un bénéfice net de 11,6 millions de dollars et un BPA de 0,50 $ pour le trimestre, grâce à de solides revenus équivalents à un  "time  charter" d'environ 36 000 $ par jour.
  •  Un dividende de 0,57 $ par action a été annoncé pour juillet, août et septembre 2024, ce qui représente un rendement annualisé d'environ 16 %.
  •  Le faible seuil de rentabilité de trésorerie de l'entreprise, d'environ 11 700 $ par jour, garantit la stabilité financière et la durabilité des dividendes.
  • Perspectives de marché positives : La société reste optimiste quant aux perspectives du marché pour 2025, stimulées par des facteurs tels que la forte demande de minerai de fer, l'augmentation des exportations de bauxite et l'offre limitée de nouveaux navires.
  •  La société prévoit un rendement potentiel en dividende d'environ 15 % pour l'année prochaine, sur la base des conditions actuelles du marché.
  • Optimisation de la flotte : 2020 Bulkers gère activement sa flotte pour capitaliser sur les opportunités du marché et maximiser les rendements.
  •  La société surveille les conditions du marché et pourrait envisager de fixer les taux pour le premier trimestre 2025.
  • La demande accrue de minerai de fer en provenance de Chine et d’autres régions continuera à soutenir le marché .
  • Modernisation de la flotte : L'entreprise est consciente du prochain cycle de cale sèche et prend des mesures pour optimiser sa flotte et minimiser les perturbations.
 2020 Bulkers a réalisé une solide performance au troisième trimestre 2024 et reste bien positionné pour capitaliser sur les opportunités du marché et continuer à générer de la valeur pour les actionnaires.

Ce tableau montre que l’entreprise à une belle rentabilité et est sous valorisé. 
Le P/Nav actuel est de 1,03
NAV - P/NAV0,80,91,01,11,21,31,41,51,61,71,81,92,0
100%9,6310,8312,0413,2414,4515,6516,8518,0619,2620,4721,6722,8724,08
110%10,5911,9213,2414,5715,8917,2218,5419,8621,1922,5123,8425,1626,49
120%11,5613,0014,4515,8917,3418,7820,2321,6723,1124,5626,0027,4528,89
130%12,5214,0915,6517,2218,7820,3521,9123,4825,0426,6128,1729,7431,30
140%13,4815,1716,8518,5420,2321,9123,6025,2826,9728,6530,3432,0233,71
150%14,4516,2518,0619,8621,6723,4825,2827,0928,8930,7032,5034,3136,12
160%15,4117,3419,2621,1923,1125,0426,9728,8930,8232,7534,6736,6038,52
170%16,3718,4220,4722,5124,5626,6128,6530,7032,7534,7936,8438,8940,93
180%17,3419,5021,6723,8426,0028,1730,3432,5034,6736,8439,0141,1743,34
190%18,3020,5922,8725,1627,4529,7432,0234,3136,6038,8941,1743,4645,75
200%19,2621,6724,0826,4928,8931,3033,7136,1238,5240,9343,3445,7548,16

D’ici un an le cours pourrait augmenter substantiellement (30%) et d’ici 2026 de 100% si aucun cygne noir ne vient entraver cette belle croissance.
Le ratio le plus représentatif pour le transport maritime est le P/NAV; la NAV ou Net Asset Value représente la valeur de la flotte mise en rapport avec le prix. Le P/NAV de 2020 Bulkers est de 1,03.
Un P/NAV normal se situe entre  1 et 1,5 au-delà de 2, il devient excessif.

La valeur de la NAV, en d'autres termes de la flotte, est variable, la valeur d'un navire, en période de tension sur les prix importante, peut doubler.

Ce tableau représente le cours en euro en fonction du P/NAV et de la NAV. La projection pour 2024 est représentée en jaune clair, pour 2025 en jaune moyen et pour 2026 en jaune foncé, le rouge exprime une valorisation (trop) élevée.

Environnement

En 2018, l'OMI a adopté un objectif de réduction d'émission de CO2
du transport maritime international de 40% par rapport au niveau de 2008 d'ici 2030
En conséquence, l'EEXI (Energy Efficiency Existing Ship Index) devrait être introduit en octobre 2022.
L'EEXI fixe des limites de la quantité de CO2 qui peut être émise par tonne de transport (DWT * miles nautiques) et sera appliqué à tous les navires existants.
Les navires non conformes peuvent se conformer en appliquant des mesures pour diminuer leurs émissions (nécessitant un investissement important) et/ou en réduisant la puissance du moteur.
Une partie importante de la flotte commerciale pourrait ne pas être en mesure de se conformer aux nouvelles obligations et sera mise à la ferraille.

La mise en œuvre de l'EEXI devrait permettre de réduire la vitesse  moyenne de navigation de la flotte mondiale, en particulier pour les navires les plus anciens.
Les navires efficaces devraient être favorisés par les affréteurs et bénéficieront de taux de fret plus élevé suite à la mise en œuvre d'EEXI.

  Panorama

Le démantèlement accéléré des navires les moins économes en carburant a été constaté à la suite d'une forte augmentation du coût du carburant pour les navires sans épurateur après l'entrée en vigueur de la réglementation OMI 2020 le 1er janvier 2020.

9 Capesize ont été vendus pour la casse cette année, alors que 24 navires Capesize ont été livrés depuis le début de l'année. Comme environ 70 % de la flotte Capesize est composée de navires non écologiques, on peut s'attendre à ce que les mises à la ferraille restent élevées.

La production d'acier dans le monde a été affectée négativement par le ralentissement économique. On devrait avoir un rebond de la production d'acier et de la demande de minerai de fer.

On peut hausse de la demande de vrac sec alors que l'économie se normalise et que les autorités ajoutent des stimulants.

Le carnet d’ordre pour de nouveaux vraquiers est bas, il se monte à 6,5% de la flotte alors que la moyenne historique est de 25%.

Il en découle que l'insuffisance de l’offre se prolongera encore quelques années et donc la fermeté des prix, ainsi nous arrivons à une situation de contango (contrat futur supérieur au prix spot).

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Conclusions

Les vraquiers devraient être le segment du transport maritime qui bénéficiera le plus à la fois de la hausse de la demande et d’une offre insuffisante.

Bulkers 2020 dispose d’une flotte moderne et homogène ce qui lui permet à la fois d’avoir un coût d’exploitation bas et de bénéficier de tarifs plus élevés.